Conteners
Conteners Réseau artistique mobile
2007
Radio
Oeuvre in situ

IT’S BETTER TO BURN OUT, THAN TO FADE AWAY

Création in situ - Nicolas Juillard
Commissaire : Elfi Turpin


Le plasticien Nicolas Julliard, qui a accompagné les déambulations sonores, a été invité à composer une oeuvre pour un conteneur de marchandise posé dans l’espace public. Création in situ, cette œuvre est interdépendante du travail effectué en amont dans chaque territoire.

Il présente ici la maquette de son projet "It’s better to burn out, than to fade away", une oeuvre composée en deux parties entre les 11ème et 19ème arrdt. de Paris.

Cette installation crée un environnement plastique et sensible qui questionne et perturbe la position contemplative de spectateur, active des mécanismes oubliés, révèle d’un regard nouveau une situation géographique, urbaine, commune à tous.


"Le projet se définit par deux interventions :
une série d’affiches réalisées avec de l’encre phosphorescente – comportant l’inscription « Is better to burn-out than to fade away » (Cf Neil Young) – seront collées dans le 11eme arrondissement et si cela est possible sur un 4 / 3 publicitaire… Blanches le jour elles ne révèleront leur message qu’à la nuit tombée. Ces affiches contiendront également les informations nécessaires pour inviter le public à se rendre sur un deuxième site d’exposition dans le 19ème arrdt. où un conteneur maritime sera installé.

Dans ce conteneur, une soufflerie constituée de quatre ventilateurs créera une circulation d’air faisant tourbillonner des billes de polystyrène. Ce matériau habituellement destiné à protéger des marchandises sera également recouvert de peinture phosphorescente créant l’illusion d’un ciel étoilé ou d’une galaxie en mouvement la nuit venue. Ainsi ce dispositif inutile en apparence la journée trouvera sa justification le soir. Les deux temps de lecture de la pièce l’un déceptif , l’autre esthétique lui conféreront un statut de miroir aux alouettes…

Il s’agit d’évoquer à travers ce dispositif l’une des caractéristique majeure du mode de vie parisien : le manque d’espace et de créer un environnement poétique et sensible propice à la contemplation et la méditation. Cette installation convoquera un temps de relâchement qui n’est pas habituel pour une capitale en activité. Selon cette logique , elle ironise aussi sur les notions de marchandisation et de transit : l’œuvre et la marchandise contenue dans le conteneur n’étant finalement qu’un courant d’air et un matériau d’emballage courant. Il s’agit enfin d’évoquer la capitalisation de l’espace en proposant une modélisation, une image presque enfantine de l’univers, un lieu échappant encore à la propriété et la colonisation, (prémisses de la conquête spatiale)… " Nicolas Juillard, Août 2007